Nous sommes Thomas et Cédric, deux anciens infographistes (web et dessins animés) ayant troqué la souris contre la brouette! Le confort d’un bureau chauffé contre la rudesse d’un hiver ou d’une canicule.
Avant de nous rencontrer en 2020, les mêmes idées nous trottaient en tête!
Le mouvement colibri nous a inspiré.
Chacun à son niveau peut faire quelque chose pour tendre vers un monde meilleur, tourné vers l’autre, la nature, le vivant.
La création d’un potager familial à été le déclic qui à ouvert une série de portes qui ne se sont plus jamais refermées. La richesse intellectuelle de ce métier, tant que les challenges qu’il amène, (incertitude météo, apprentissage d’un nouveau métier avec toutes ses casquettes, la création de lien social) et le partage de connaissance existant sur internet nous ont stimulé plus que jamais.
Plus bas on vous explique comment on travaille! Suivez-nous!
Notre philosophie:
L’agro-écologie, le maraichage sol-vivant
Nous pratiquons une agriculture BIO respectueuse du sol et du vivant. Nous sommes convaincus qu’en respectant notre sol, en le travaillant le moins possible, et en le nourrissant de matière organique, la vie du sol (bactéries, champignons, macrofaune…) créera les conditions optimales pour que les plantes se développent sainement.
Tout produits même utilisable en bio qui va à l’encontre de ces principes agro-écologiques est proscrit de notre ferme car il aurait un impact sur la biodiversité créée depuis ces années. Mais nous sommes réalistes, nous devons vivre de notre métier, si une culture en danger pouvait mettre à mal toute la rentabilité de la saison, nous serions amenés à intervenir, d’abord en préventif avec des purins, ou des insectes parasitoïdes, ensuite en curatif avec des produits autorisée en bio mais qui détruirait une partie de notre écosystème autour des cultures. Le choix de cultiver une 50 aines de légumes est un moyen de répartir les risques et notre expérience grandissante au fil des années nous permettra d’améliorer nos pratiques…
Nos pratiques agro-écologiques ont un impact sur le légume, nos abonnés, mangeurs le savent.
Ils sont délicieux! Juteux, goûteux, irréguliers, multicolores, frais et imparfaits!
Ils sont souvent accompagnés d’une recette, d’un échange, d’un moment à la ferme… mais aussi de quelques limaces, par exemple dans les laitues ou la claytone de cuba. Les feuilles des fois sont trouées par les altises et les chenilles de la pierride du choux. On les maintient à distance avec des filets contre les insectes posés au bon moment, mais elles se faufilent et nous rappellent que nous ne sommes pas en droit de vouloir maîtriser le vivant, mais plutôt de vivre avec. Il nous arrive de mettre en vente un choux fleur énorme malgré quelques zones mangées par des limaces. Nous souhaitons sortir de ces logiques de calibrage et gaspillages surtout quand le goût est là!
Parlons des légumes…
Chaque année, nous accordons un soin particulier au choix de nos variétés de légumes, selon le goût, l’esthétique, la conservation etc en s’inspirant d’autres maraichers où en suivant les conseils des chefs cuistots qui travaillent avec nous!
En fonction des périodes de l’année et de l’espace disponible dans la serre à semis, nous alternons entre plants fait maison et plants issus du producteur de plants. Nous privilégions au maximum les variétés paysannes, reproductibles mais dans certains cas, les variétés F1 sont indispensables à une bonne rentabilité de la culture. (Choux fleur par exemple)
Nous avons la chance d’avoir un producteur de semences (Anthésis) comme voisins. Ce qui nous donne accès à une série de semences produites sur les terres de la ferme. Avec notre magasin à la ferme, le trajet de la graine à l’assiette n’a jamais été aussi court
Les synergies d’une ferme collective, nous permettent aussi de participer au développement d’une « tomate de la préale », un croisement entre plusieurs variétés de tomates qui au bout de quelques années devrait donner une variété fixe. On est impatient de vous la faire goûter!