Eric Duterme, boucher

« On est des vrais artisans ! On transforme tout nous-mêmes ! »

Dès son adolescence, Eric a appris le métier auprès d’un artisan boucher et ça lui a directement plu. Ensuite, il a travaillé pendant vingt ans dans la grande distribution, en tant que boucher, chef boucher et puis superviseur. Cependant, il n’y retrouvait plus du tout le métier de charcutier qui lui manquait énormément. Alors, quand il a entendu parler de la boucherie de Leignon qui était fermée depuis deux ans, il a décidé de la reprendre. Sa femme a quitté sa place d’infirmière pour commencer l’aventure avec lui. Ils se sont donc lancés en 2003 dans la région qu’ils ne connaissaient pas encore. La boucherie a bien évolué depuis et compte désormais cinq employé.e.s.

La boucherie Duterme propose une viande en bonne santé, de bonne qualité, à un bon prix, en toute transparence sur ses méthodes de production. Elle garde une certaine proximité avec ses éleveurs et travaille avec des personnes impliquées et passionnées.

Eric Duterme met un point d’honneur à fournir de la viande de très haute qualité à un très bon prix. Il est très attentif à ce qu’il donne à manger à ses clients pour garantir leur bonne santé.

Pour assurer la qualité de leur viande de porc, il se fournit dans le circuit PQA, c’est-à-dire Porc Qualité Ardennes. Le porc de la boucherie Duterme est ainsi élevé dans la ferme de Philippe Lamboray à Melreux (Hotton). La taille de son exploitation n’est pas énorme, il tue 100 porcs par semaine et travaille avec une dizaine de bouchers. Eric ne se procure pas du porc de Ciney car il n’y a pas de ferme suivant le cahier de charges PQA dans la commune. En effet, celui-ci est assez lourd et fait peur aux éleveurs. Selon ce cahier de charge, les porcs sont élevés en plein air en été et sont nourris grâce au pâturage. En hiver, ils sont en intérieur sur de la paille avec plusieurs mètres carré par cochon et la lumière du jour. Les animaux ne sont donc pas stressés. Le cahier de charge oblige les éleveurs à nourrir leurs cochons avec des céréales de la ferme, excluant les antibiotiques et OGM. A l’abattoir, les cochons sont amenés par groupe d’une quinzaine qui se connaissent entre eux pour éviter le stress et les bagarres. Ils sont endormis au CO2 avant d’être saignés, dans le but d’éviter la souffrance animale. Le circuit PQA prône également une rémunération équitable en proposant un juste prix pour les éleveurs.

Pour la viande rouge, la bleue des prés est fournie par une petite ferme du Rosais à Bâtisse. Cette dernière élève ses blancs-bleus-belges pendant cinq à six ans en pâturage. Le veau vient également de cette ferme-là. Pour ce qui est de l’agneau, la boucherie travaille uniquement avec de l’agneau bio.

Tout est transformé et préparé au sein de l’entreprise, dans la boucherie. Il n’y a pas d’intermédiaire entre l’abattoir et la boucherie qui s’inscrit ainsi dans un circuit-court.

Intégrer Cocoricoop, c’est une demande qu’on m’a faite. Lise est venue une fois pour me demander et j’ai dit oui, pourquoi pas ! Et pendant deux ans on a travaillé ensemble. J’ai tout de suite adhéré parce que je trouve le concept super bien, les circuits-courts c’est très bien ! C’est un petit peu dans l’air du temps en plus. J’ai trouvé ça directement super bien et puis ça marche super bien donc j’étais d’autant plus content pour eux, qu’ils soient motivés à faire ce qu’ils font. Le concept est beau ! Tous les producteurs et toutes les fermes du coin, ça peut être des fruits et légumes, ça peut être des fromages, la charcuterie, les viandes…

En tant que consommateurs, adhérez de plus en plus à des métiers comme Cocoricoop ou des boucheries comme nous qui sommes de vrais artisans. On est des vrais artisans. On transforme tout nous-mêmes ! Donc on ne passe par personne, tout est fait en interne, contrairement à la grande distribution. On fait tout le contraire de la grande distribution. Ils achètent tout ce qu’il y a de moins cher partout, ils transforment et ils le vendent encore moins cher. Donc les gens qui sont au bout de la chaine et qui fabriquent, au final ils n’y gagnent plus rien. Donc ils doivent acheter de moins en moins cher aussi pour au final avoir des rentabilités. Du coup, les gens mangent de la merde. C’est toujours du pognon.

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Vous pouvez également trouver leurs produits directement à la boucherie du mardi au samedi de 9h à 18h30 et le dimanche de 9h à 12h30. Ils peuvent être commandés à l’avance sur leur site.